Novembre à prise rapide #1

(revenir à l’écriture par le jeu)

Le ciel n’en finit plus de dégouliner sur le paysage. Gris pluie, ploc, ploc, ploc, ploc. Sur le marbre, on a posé des soleils à pétales, du jaune,du rose,du bordeaux. Tu es né poussière et tu y retourneras. Le sable est détrempé autour des tombes. On a du mal à imaginer que cette terre referme en elle ces vivants qui ne sont plus. La terre, mon père l’aime,  assez pour y consacrer sa vie. Les mains dedans, les pieds dessus, la chérir, la flatter, la retourner. Y célébrer la vie. Et une fois par an, la faire rimer avec souvenir et deuil.

Sous la terre, est-ce qu’ils dansent, tous nos défunts chéris?

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